En Alsace-Lorraine


Selon la version alsacienne, ce personnage aurait été inspiré par le fantôme d'un homme qui a bel et bien existé : le seigneur Hans von Drodt. À la fin du Moyen-Âge, ce terrible seigneur terrorisait la commune de Wissembourg. Il aurait laissé un tel souvenir qu’il serait devenu le Père Fouettard dans toute la région... et au-delà.

Selon une autre version, il serait né à Metz en 1552 pendant le siège de la ville par l'armée de Charles Quint. Les habitants de Metz firent une procession avec un mannequin à l'effigie de l'empereur à travers les rues avant de le brûler. Ce mannequin pourrait être à l'origine de la légende.

La ville de Metz donne sa version du personnage :

    « Une des légendes raconte que le Père Fouettard est né à Metz en 1552, lors du siège de la ville par les troupes de Charles Quint. Pour donner du courage aux habitants assiégés, la corporation des tanneurs invente un personnage grotesque, armé d'un fouet, qui poursuit jouvencelles et damoiseaux. L'année suivante, Metz est libérée. Le personnage au fouet est ressuscité. Son passage coïncide avec celui de Saint Nicolas. Sa caricature restera dans les esprits sous l'appellation de Père Fouettard, un tanneur de fesses, accompagnateur de saint Nicolas, un distributeur de cadeaux. »[1]

En Belgique et aux Pays-Bas


En Belgique et aux Pays-Bas, le Père Fouettard est traditionnellement un esclave de peau noir portant des habits colorés.

Dans le folklore et legendes des Pays-Bas et de la Flandre, Saint-Nicolas (Hollandais "Sinterklass") a un compagnon nomme "Zwarte Piet" (Pierre Noir).

Autres compagnons de saint Nicolas

On trouve des personnages équivalents dans de nombreux pays d'Europe:

    * Krampus en Bavière et en Autriche.
    * En Allemagne il est nommé Ruprecht ou Knechtruprecht et Housecker au Luxembourg.
    * En Suisse également, dans certains cantons catholiques comme Fribourg, Saint-Nicolas est entouré de ses pères Fouettard, appelés Schmutzli, en suisse allemand.