"C'est le rush! Tout se joue dans les 15 premiers jours de décembre. On enregistre actuellement 300.000 euros de ventes par jour et on pourrait monter jusqu'à 500.000 euros", avance Gilles Nectoux fondateur de ebuyclub, leader du secteur avec 1,5 million de membres (y compris edengo racheté en mai).

Le "cash back" a commencé à prendre ses marques en France en 2006, avec l'explosion des ventes en ligne, les internautes qui se tournent sur internet cherchant traditionnellement des prix bas.

"Nous sommes des sortes de grossistes. Nous apportons des clients aux sites internet, et en échange ils nous font des ristournes", explique Christian Goaziou, PDG d'iGraal.

Ces "apporteurs d'affaires" obtiennent auprès des sites de vente en ligne des ristournes de 1% à 50% et en reversent une partie, en général la moitié, aux internautes abonnés. Ils comptent entre 100 et 500 sites marchands, dont les plus actifs du secteur, comme laredoute.fr, voyages-sncf.com, yves-Rocher.fr, mais aussi de moins connus, notamment ochato.com (vin) ou aunomdelarose.fr (fleuriste).

"Au début, c'est nous qui approchions les plus gros sites pour leur apporter des affaires. Actuellement, les petits marchands contactent les sites de +cash back+, car c'est une façon pour eux d'être référencé et générer du flux sans dépenser pour de la publicité", explique M. Goaziou.

Cette année, les Français devraient dépenser 3 milliards d'euros sur internet pour les fêtes de fin d'année, 22% de plus qu'en 2006, lorsque quatre cadeaux sur dix y avaient été achetés, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance.

Surfant sur le succès du "cash back" en ligne, avantageshopping.fr, lancé cette semaine, propose des bons de réduction, mais valables dans les magasins physiques. En échange d'un euro, l'internaute reçoit un bon allant en moyenne de 10 à 30 euros dans une trentaine d'enseignes aussi diverses que Surcouf (haute technologie), 1.2.3 (prêt-à-porter féminin) ou Nature et Découverte (décoration).